mardi 20 septembre 2011

Crazy, Stupid, Love



Vous êtes une fille et vous aimez les comédies romantiques ? Tant mieux, ce film est pour vous. Vous êtes un mec et vous n'aimez pas les comédies romantiques ? Tant mieux, ce film est aussi pour vous.
Explications à suivre ici-bas.

A Hollywood et partout ailleurs, les comédies romantiques se suivent et se ressemblent. Le genre a été usé et re-usé. Mais parfois, quelques films parviennent à sortir du lot. Crazy, Stupid, Love en fait allégrement partie. Et pourquoi ? Tout simplement parce que tout d'abord, le film bénéficie d'un scénario cohérent qui va jusqu'au bout de son concept mais aussi parce qu'il réussit le mélange entre comédie pure et comédie romantique. Ajoutez à cela un casting exceptionnel et vous obtenez la parfaite comédie pour la rentrée.


Après le très bon "I Love You Phillip Morris", Glenn Ficarra et John Requa s'attaquent donc au film de commande mais heureusement ils ne perdent ni leur mise en scène, ni leur sens du rythme. En effet, Crazy, Stupid, Love regorge suffisamment d'idées et de rythme pour un film de ce genre que son efficacité s'en voit décuplée. Ça commence avec un Steve Carell au plus bas après son divorce, qui rencontre un séducteur, un vrai, incarné par Ryan Gosling. S'en suivent alors d'hilarantes scènes de relooking et de séduction des gags incisifs se mélangent avec un montage habile.

Jusque ici, Crazy, Stupid, Love intègre facilement le haut du panier en matière de comédie en 2011.
Mais là où le film se détache facilement de ses concurrents, c'est lorsqu'il réussit à accorder assez de place à tous les personnages. Tout le monde a son rôle à jouer dans l'histoire et chacun de son côté doit faire face à un challenge. Le film prend alors la tournure d'un Love Actually plus moderne où chaque personnage sera amené à croiser l'autre. Le concept atteindra son paroxysme lors d'un twist à mi-parcours particulièrement astucieux et hilarant.
Crazy, Stupid, Love se montre donc très généreux envers le spectateur et lui offre un scénario plus soigné que la moyenne, et qui, au passage, réussit à se moquer des clichés du genre.


Au niveau du casting, aucune chance d'être déçu. Steve Carell incarne toujours aussi bien le quadra mal dans sa peau mais y ajoute ici une sensibilité assez touchante qu'on ignorait chez lui. Ryan Gosling (définitivement un acteur que j'adore de plus en plus à chaque film) était sans conteste la personne idéale pour jouer le séducteur de ces dames. Toujours charmeur, toujours classe, toujours drôle, et cohérent dans son évolution, l'acteur s'amuse comme un gosse avec son personnage. Un plaisir très communicatif !
Les seconds rôles féminins ne sont pas en reste non plus. Le personnage de Julianne Moore évite le cliché (et aussi piège) de l'épouse indigne. Emma Stone insuffle tout son charme et apporte son grain de folie à l'ensemble. Quant à Marisa Tomei, elle joue les guests de luxe dans quelques scènes qui comptent parmi les plus drôles du film.

Beaucoup plus drôle et subtil que la majorité des comédies américaines du moment, Crazy, Stupid, Love décroche sans aucun mal le titre de la meilleure comédie de la rentrée. Et Il y a fort à parier que chacun trouvera son compte dans cette relecture de la comédie romantique.
Bref, Glenn Ficarra et John Requa font passer les 2h en un coup de souffle grâce à un scénario malin et des acteurs au top.
Que demander de plus ?


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