samedi 2 juillet 2011

Transformers 3 La Face Cachée de la Lune


Le phénomène Michael Bay : en voilà un sujet controversé...
Le bonhomme a autant d'adorateurs que de détracteurs, autant de personnes qui aiment son sens de la destruction que de personnes qui le considèrent comme un vulgaire imposteur.

Pourtant, Michael Bay c'est quand même Bad Boys, Rock et The Island entre autres. Sauf que voilà, le style "Bayien" ne fait vraiment pas l'unanimité. On peut tout aussi bien l'apprécier pour sa volonté d'offrir un spectacle démesuré, tout comme on peut le détester pour son humour de bas étage. En ce qui me concerne, j'assume totalement mon adoration pour ce réalisateur. Mais tout ça, c'est un autre débat.

4 ans après la surprise Transformers et 2 ans après le très moyen Transformers 2, Michael Bay est de retour avec un 3ème volet grisant et follement spectaculaire. Alors oui, Transformers 3 remplit son contrat de divertissement haut la main, seulement parfois on a beau être un grand fan de Michael Bay, il faut aussi être objectif...


Oui, le film propose un spectacle hallucinant. Oui, le scénario est (un peu) plus étoffé et sombre. Et oui, la 3D donne le vertige tellement on n'avait pas vu mieux depuis Avatar.

De ce point de vue là, tout semble fonctionner. Tout, sauf une chose : le rythme !

Parce qu'il est là le plus gros problème. Avant d'arriver à une bataille finale tout bonnement incroyable, le film souffre un peu (et le spectateur aussi) de son rythme en dents de scie.
Pourtant les premières minutes sont rassurantes, on assiste à une bataille spatiale des plus vertigineuses en 3D et le tout est couplé avec notre histoire spatiale des années 60.
Malheureusement cette première heure de film a beaucoup de mal à gérer la multiplicité des intrigues. Tout est trop (ou très) développé, on alterne entre la quête de Sam pour trouver un boulot, sa jalousie vis-à-vis du patron de sa copine, l'enquête des transformers concernant les secrets de la face cachée de la lune, et ainsi de suite pendant une heure...
Alors autant on apprécie de voir des personnages tels que Sentinel Prime être aussi bien développés, autant voir John Malkovich se ridiculiser dans un rôle inutile à l'histoire est assez consternant.
Nul doute que le montage et le scénario parfois inutilement compliqué y sont pour quelque chose, à trop vouloir développer de pistes et de sous-intrigues inutiles, le film devient presque lourd et indigeste.


Et puis, d'un coup, sans savoir pourquoi, le film s'accélère et Michael Bay, le vrai, se réveille lors d'une incroyable course-poursuite sur autoroute. C'est à ce moment là que l'on se rend compte aussi que la mise en scène de Bay a évolué. Caméra 3D oblige, Michael Bay abandonne le style clipesque de Transformers 2 et sa shaky-cam au profit d'une mise en scène plus large avec des plans plus longs. Ce que le film perd en rythme, il le gagne en fluidité de mise en scène et les scènes d'action déjà assez impressionnantes deviennent de plus en plus agréables à regarder et à savourer. Concernant la 3D, je n'ai vraiment pas pour habitude de dire ça mais elle sert relativement bien le film, qui, non seulement ne perd pas en luminosité mais aussi gagne en profondeur de champ et en spectaculaire.

"Tout vient à point à qui sait attendre" ou encore "Garder le meilleur pour la fin" : rien ne pourrait aussi bien résumer ce à quoi ressemble Transformers 3. Cette bataille finale, vendue comme "La Chute du Faucon Noir" version robots, se fait attendre et fort heureusement, elle vaut à elle seule le déplacement. Un peu comme si Michael Bay avait décider de se lâcher entièrement et de laisser libre cours à ses fantasmes et autres pulsions. Ça va de la destruction d'un building à des combats aussi remplis de bravoure que d'effets pyrotechniques.
Par conséquent, s'il y a bien une chose que l'on ne peut reprocher à Transformers 3, c'est son expérience audiovisuelle : un spectacle de tous les instants avec des effets spéciaux au top et une immersion sonore grisante, toujours très bien soutenue par la composition de Steve Jablonsky.

Au final, Transformers 3 rate de peu la marche lui permettant d'accéder au panthéon des meilleurs divertissements de ces dernières années. La faute à un scénario qui se veut plus sombre (ce qu'il est) mais qui, cependant, ne réussit pas à exploiter au mieux toutes ses pistes. Le film est clairement sauvé par ses scènes d'action, qui, bluffantes de destruction, permettent de faire oublier aux plus indulgents les interminables bla-bla de la première heure.

Mais après tout si ce n'est pas pour le spectacle, pourquoi irait-on voir Transformers 3 ?




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