mardi 14 juin 2011

Limitless


Divertissement efficace. Voilà ce que l'on retiendra de ce Limitless. Est-ce pourtant péjoratif ? Loin de là !
Les divertissements de qualité se font de plus en plus rare ces derniers mois (années ?) que celui qui sort du lot est toujours bon à prendre et à recommander.
Or en soi, Limitless ne révolutionne absolument rien du tout, il se contente seulement d'appliquer une formule vu et revue, mais il le fait avec panache.

La réussite du film tient en 3 arguments : son pitch de base qu'il pousse jusqu'au bout, sa réalisation complétement en phase avec le sujet, et son acteur principal, véritable machine lancée à toute vitesse qui porte le film à bout de bras.


Limitless part donc sur une idée originale, celle d'un écrivain raté qui découvre le NZT, une pilule lui permettant de devenir plus intelligent grâce à l'exploitation totale de toutes ses capacités, l'écrivain raté se transforme alors en un génie de la finance. Mais très vite, des effets secondaires apparaissent pendant que certaines personnes sont prêtes à tout pour mettre la main sur son stock de pilules...
L'avantage du film vient donc de cette idée de départ. Le scénario et le déroulement de l'histoire n'ont rien d'innovant mais le film exploite le potentiel de son idée jusqu'à la dernière minute avec son lot de rebondissements. C'est suffisamment rare pour être relevé, mais les faits sont là, le film ne souffre quasiment d'aucun temps mort et ne révèle ses cartes que petit à petit, histoire d'entretenir la paranoïa du personnage sur nous, spectateurs.

Concernant la réalisation, elle permet d'élever le film un peu au-dessus du standing habituel des divertissements. Ça paraît tout simple mais l'idée de changer complétement la couleur de l'image et l'ambiance des scènes au rythme du personnage principal et de son état de dépendance (Drogué, pas drogué) joue beaucoup dans la réussite du film. Certains trouveront le principe "facile" mais personnellement je le vois comme une différence non négligeable parmi tous les autres divertissements. D'autant plus que le procédé s'avère relativement en phase avec le sujet.

Quant à son acteur principal, le film offre à Bradley Cooper l'occasion de démontrer toute l'étendue de son talent. Et quel talent !
Limitless, c'est Bradley Cooper, c'est monsieur NZT, monsieur spectacle pendant 1h45, il est le film tout simplement. Difficile de nier un telle prestation, tant le bonhomme doit alterner entre 2-3 personnalités durant le film et nous faire croire en sa brutale transformation en beau gosse à qui tout soudainement réussit. Inutile de dire que sans la folle performance de cet acteur, le film n'aurait pas la même saveur. On peut désormais en tirer deux conclusions : Bradley Cooper a les épaules suffisamment larges pour supporter un premier rôle et en même temps tenir tête à De Niro, mais au même titre que son personnage dans le film, il semble désormais déterminé et capable de poursuivre son ascension à Hollywood tant le garçon a du talent à revendre !

Au final, que retenir de Limitless ? Un thriller paranoïaque qui se hisse au-dessus de la moyenne grâce à son scénario qui sait distiller les surprises au bon moment et grâce à Bradley Cooper, qui joue comme s'il draguait le spectateur.
N'en attendez pas le divertissement de l'année, mais une très bonne surprise qui ne manquera pas de vous faire passer un très bon moment. Parfois, le plaisir au cinéma, c'est aussi simple que ça.




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