samedi 18 juin 2011

Case Départ


Une bonne idée ne fait pas toujours un bon film. Voilà ce à quoi l'on pourrait résumer Case Départ. Pour un premier essai, Fabrice Éboué et Thomas Ngijol, les deux anciens comiques du Jamel Comedy Club, nous livrent un film plein de bonnes intentions mais qui malheureusement ne tient pas toujours la route.
Explications.


Case Départ commence plutôt bien. Présentation des deux frères et de leurs différences. L'un reposant entièrement la cause de ses problèmes sur une France qu'il estime raciste et l'autre totalement intégré. Joël, le personnage de Thomas Ngijol est totalement stéréotypé mais c'est une volonté évidente et nécessaire afin d'accentuer encore plus son mal-être et son refus de s'intégrer. Quant à Régis, Fabrice Éboué donc, il renie ses origines et se renie lui-même afin de s'intégrer. Le fossé entre les deux personnages est déjà la bonne idée de départ. Le film commence à peine et on rit déjà pas mal. On se dit donc que l'on est sur la bonne voie.

Seulement les choses se corsent après. Dès leur arrivée aux Antilles en plein esclavagisme, le film peine à trouver son rythme et s'apparenterait presque plus à une succession de sketchs qu'à une véritable histoire. On remarque tout de même plusieurs blagues bien senties, parfois très drôles même (On pense à une scène d'accouplement hors du commun), seulement voilà une fois c'est drôle, deux fois, trois fois, beaucoup moins. L'humour ne fonctionne pas toujours pour la simple et bonne raison que le scénario ne suit pas. Les enjeux sont clairement définis dès le début mais pourtant il semble que nos deux personnages s'amusent plus à rester esclaves sur l'île qu'à rentrer chez eux.


Si l'on veut positiver, on dira que les décors et les costumes sont bien reconstitués et que la réalisation, sans être brillante, se révèle à la hauteur et semble plutôt prometteuse si nos deux compères poursuivent dans cette voie. Niveau interprétation, Fabrice Éboué exporte sans problème son humour noir sur grand écran et s'avère bien meilleur acteur que son compagnon Thomas Ngijol qui a tendance à surjouer pas mal de ses scènes.

Sans être un navet, Case Départ est donc une bien belle déception. Une déception par rapport à la bonne idée que le film entendait développer ou par rapport à son potentiel comique.
Fabrice Éboué et Thomas Ngijol sont peut-être de bons blagueurs mais s'ils veulent développer leur humour sur un film entier, il faudra penser aussi à développer une histoire et le rythme qui va avec. Allez les gars, le potentiel est là, engagez juste d'autres scénaristes pour votre prochain long !




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